Zone euro : Inflation désespérément basse, croissance et crédits poussifs: la banque centrale européenne (BCE) devrait au moins réaffirmer jeudi sa volonté d'agir pour aider l'économie, estiment des experts dont beaucoup n'excluent pas de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire.

Si aucun économiste ne mise sur une baisse de taux directeurs, déjà à leur plus bas niveau historique, nombre d'entre eux anticipent un nouvel élargissement du programme d'assouplissement monétaire, dit 'QE' (Quantitative easing), ces rachats massifs de dettes sur les marchés effectués depuis mars 2015.
'Nous prévoyons une prolongation de six mois jusqu'à fin septembre 2017 des mesures de QE', indique ainsi Johannes Mayr, de BayernLB.
Le conseil des gouverneurs, l'organe exécutif de l'institution, indiquerait ainsi 'que le soutien actuel de la politique monétaire à la conjoncture et l'inflation sera conservé de manière durable', poursuit-il.
Un effet rassurant dont les marchés ont besoin.
La banque centrale européenne a maintenu ce jeudi le cap accommodant de sa politique monétaire, en ne touchant ni au terme du programme de rachats d’actifs ni aux taux, qui restent au plus bas.
La banque centrale a maintenu ses prévisions d'inflation inchangées et relevé sa prévision de croissance pour 2016.
Finallement, la banque centrale européenne (BCE) a, sans surprise, laissé inchangé jeudi son principal taux directeur à 0%, un plus bas niveau historique auquel il a été abaissé en mars, a annoncé un porte-parole.
La banque centrale européenne (BCE) a sans surprise laissé inchangés jeudi ses taux directeurs mais devrait réaffirmer sa volonté d'agir pour soutenir l'économie, alors que l'inflation reste désespérément basse en zone euro.
A l'issue de sa réunion régulière de politique monétaire, le conseil des gouverneurs a laissé son principal taux directeur à 0%, son taux de prêt marginal à 0,25% et son taux sur les dépôts à -0,40%, a annoncé un porte-parole.
L'institut n'a également rien changé au niveau de son programme d'assouplissement monétaire, dit 'QE' (Quantitative easing), ces rachats massifs de dettes sur les marchés.
Il prévoit de continuer à acheter 80 milliards d'euros par mois de titres de créances 'jusqu'à mars 2017, ou au-delà si nécessaire'.
Ce statu quo monétaire était largement anticipé par les analystes, en raison des statistiques économiques jugées 'trop peu concluantes pour justifier toute nouvelle action' dès ce jeudi, comme l'explique l'économiste en chef d'ING-Diba, Carsten Brzeski.
La banque centrale a légèrement relevé sa prévision de croissance économique pour la zone euro en 2016, mais a été un peu moins optimiste pour2017 et2018, a annoncé jeudi le président de l’institution monétaire Mario Draghi.
La banque centrale européenne (BCE) a légèrement relevé sa prévision de croissance économique en zone euro pour 2016, mais baissé celles pour 2017 et 2018, tout en conservant globalement ses attentes en matière d'inflation, a annoncé jeudi son président Mario Draghi.
Une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro est désormais attendue à 1,7% pour 2016, contre 1,6% encore anticipé en juin.
L'économie européenne ne devrait en revanche progresser plus que de 1,6% en 2017 puis en 2018, contre 1,7% attendu jusque là, a détaillé M.
Draghi lors d'une conférence de presse.
Déjà en juin, lors de l'annonce des précédentes prévisions macroéconomiques de la BCE, l'institution monétaire s'était montrée plus optimiste pour 2016, mais avait revu à la baisse ses attentes pour 2018.
La banque centrale européenne (BCE) étudie d'éventuelles modifications à apporter aux règles qui régissent son programme de rachats d'actifs, a déclaré jeudi son président alors que l'inflation au sein de la zone euro demeure nettement inférieure à l'objectif à moyen terme de l'institution.
Mario Draghi n'a toutefois pas confirmé une possible extension du programme d'achats d'actifs de 80 milliards d'euros par mois, réaffirmant qu'il continuerait jusqu'en mars 2017 et au-delà si nécessaire.
'Le Conseil des gouverneurs a chargé les comités concernés d'évaluer les options permettant d'assurer le bon déroulement du programme d'achats', a déclaré Mario Draghi lors de la traditionnelle conférence de presse qui suit les réunions de politique monétaire.
La BCE a laissé ses taux directeurs inchangés comme attendu.
Le taux de refinancement a été maintenu jeudi à 0,0%, le taux de facilité de dépôt à -0,40% et le taux de prêt marginal à 0,25%, niveaux auxquels ils avaient été ramenés le 10 mars.
La banque centrale européenne (BCE) a maintenu jeudi ses taux directeurs inchangés, comme prévu, et elle n'a pas non plus modifié les modalités de son programme de rachats de titres.
La banque centrale européenne a relevé sa prévision de croissance pour 2016.
Mais du fait des incertitudes liées au Brexit, elle a revu à la baisse ses anticipations pour 2017 et 2018.
la banque centrale européenne (BCE) a laissé comme prévu ses taux directeurs inchangés à 'zéro' ce jeudi, le prêt marginal (d'urgence) et la facilité de dépôt demeurant également inchangés à respectivement 0,25 et -0,4%.
France : L'emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles a bien progressé de 0,2% au deuxième trimestre en France malgré la stagnation de l'économie, a confirmé jeudi par l'Insee.
L'Insee a revu légèrement à la hausse les créations d'emplois au 2e trimestre en France, avec 29,500 postes supplémentaires ( 0,2%) dans le secteur marchand, selon des données définitives publiées jeudi.
Japon : Au lieu du coup d'arrêt initialement annoncé, le Japon a dégagé une croissance de 0,2% au deuxième trimestre, une performance loin d'être extraordinaire mais qui pourrait permettre à la Banque du Japon (BoJ) de jouer la montre.
'Même si c'est un peu mieux, dans l'ensemble les perspectives sont peu encourageantes', a commenté auprès de l'AFP Kohei Iwahara, analyste de Natixis, après la publication jeudi par le gouvernement de ces données révisées.
En rythme annualisé -c'est-à-dire si l'évolution du trimestre se prolongeait sur une année - le PIB ressort en hausse de 0,7% (au lieu de 0,2% initialement annoncé).
Les analystes interrogés par l'agence financière Bloomberg News misaient sur des chiffres inchangés.
Les investissements non résidentiels des entreprises ont reculé moins qu'estimé initialement (-0,1% sur un trimestre, au lieu de -0,4%) et la consommation des ménages a été modifiée positivement ( 0,2%, au lieu de 0,1%).
L'économie japonaise a connu une croissance plus marquée qu'initialement estimé au deuxième trimestre 2016, selon des données officielles publiées jeudi, à la faveur notamment d'investissements et de stocks révisés en hausse, mais l'absence d'un moteur de croissance laisse entrevoir un manque d'élan sur le reste de l'année.
Le bureau du gouvernement japonais a précisé que, en rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) avait augmenté de 0,7% sur la période avril-juin, contre une première estimation, remontant au 15 aoà»t, de 0,2%.
Les investissements, une composante clef du PIB, n'ont baissé que de 0,1% contre une première estimation de -0,4% et les stocks ont apporté 0,1 point de pourcentage à la hausse du PIB alors que les données du mois dernier avaient montré que la contribution de ce poste avait été négative.
La consommation des ménages, qui représente quelque 60% de l'activité économique, a augmenté de 0,2%, chiffre conforme à la première estimation.
Dans son ensemble, la demande intérieure a contribué à hauteur de 0,4 point de pourcentage à la croissance, contre une estimation initiale de 0,3 point.
Allemagne : La croissance économique allemand devrait atteindre 1,9% cette année à la faveur de la bonne tenue de la demande intérieure mais ce taux devrait être ensuite divisé par près de deux en 2017, sous le coup des conséquences du 'Brexit' sur les exportateurs allemands, a dit jeudi l'institut DIW.
'Le moteur économique pourrait commencer à s'enrayer pour un moment', précise DIW dans un communiqué, ajoutant que la décision des Britanniques, à l'issue du référendum de 23 juin, de quitter l'Union européenne allait limiter les perspectives de croissance de la première économie européenne dans les mois à venir.
'La décision en faveur du Brexit est susceptible de freiner le commerce extérieur allemand jusqu'à la mi-2017.
'DIW a revu à la hausse a projection de croissance pour cette année, tablant désormais sur une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 1,9%, contre une prévision précédente de 1,7%, en raison surtout de la tenue meilleure que prévu de la conjoncture sur le premier semestre.
En revanche, pour 2017, l'institut ne table plus que sur une croissance de 1,0%, contre une 1,4% précédemment, DIW prenant également en compte des éléments exceptionnels tels qu'un nombre plus élevé de journées fériées.
Russie : La chute des ventes automobiles en Russie s'est aggravée en août malgré les signes récents de stabilisation de l'économie, selon les chiffres publiés jeudi par les constructeurs, qui mettent en cause les résultats anormalement élevés enregistrés l'an dernier à cette période, rendant la comparaison défavorable.
A 113,749 unités, les ventes de véhicules légers et utilitaires neufs sont ressorties en baisse de 18% par rapport à août 2015, contre un recul de 16,6% sur un an en juillet, a indiqué l'Association of European Businesses (AEB), qui regroupe les industriels du secteur.
Le mois d'août 'n'a pas permis d'inverser la tendance négative', a constaté Joerg Schreiber, président du comité automobile de l'AEB, cité dans un communiqué.
'Il faut cependant garder à l'esprit que les volumes avaient été soutenus l'an dernier par les fluctuations de la monnaie, qui avaient poussé les consommateurs à anticiper les achats de véhicules', a-t-il expliqué.
Grèce : Le taux de chômage en Grèce a légèrement baissé en juin pour revenir à 23,4%, contre 23,6% en mai, a annoncé jeudi l'institut grec de la statistique Elstat, qui précise que le nombre de chômeurs répertoriés s'est établi à 1,124 million.
Dans la catégorie 15-24 ans, la plus touchée, le taux de chômage s'est établi à 47,7%, contre 48,2% en juin 2015.
Le taux de chômage de juin, ajusté des variations saisonnières, est le plus faible en Grèce depuis avril 2012.
Il avait atteint un pic à 27,9% en septembre 2013.
Le taux de chômage en Grèce reste plus de deux fois supérieur à la moyenne de la zone euro, ressorti à 10,1% en juin.
Etats-Unis : Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont reculé de façon inattendue pour atteindre leur plus faible niveau en six semaines, selon les données du ministère du Travail publiées jeudi.
Chine : Les importations de la Chine sont reparties à la hausse en août pour la première fois depuis près de deux ans, tandis que les exportations et l'excédent du commerce extérieur s'affichaient en repli, selon des chiffres publiés jeudi par l'Administration des Douanes.
Les importations ont augmenté de 1,5% sur un an à 138,5 milliards de dollars, tandis que les exportations se repliaient de 2,8% à 190,6 milliards.
En conséquence, l'excédent commercial s'est contracté de 13,6% sur un an à 52 milliards de dollars.
Signe positif pour la vigueur de la demande intérieure chinoise, les importations ont progressé pour la première fois après 21 mois consécutifs de baisse.
Leur hausse même modeste contraste avec les prédictions des analystes qui tablaient sur un nouveau recul de 5,4%, selon le consensus des économistes interrogés par l'agence Bloomberg.
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