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Reanimation : une communication de la société de réanimation de langue française sur l'euthanasie

  • Publié le Lundi 16 juin 2008 à 12:42
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  • Source : Hugin
Préambule Depuis sa création en 1971, La Société de Réanimation de Langue Française a toujours participé activement à la réflexion sur les thématiques intimement liées d'acharnement thérapeutique et de gestion des fins de vie, pour d'une part aider les réanimateurs à améliorer la survie des maladies et, d'autre part, tout mettre en oeuvre afin d'éviter de prolonger des situations irréversibles et accompagner dignement les patients et leurs familles. En marge des débats sur le " laisser mourir ", qui débutent dès les années 70, la SRLF s'engage activement dans les réflexions sur les limitations d'arrêt des thérapeutiques actives et sur l'accompagnement des familles: plusieurs membres de la société savante ont participé en 1997 à l'étude LATAREA*, à sa deuxième édition en 2004 ainsi qu'aux études MAHO * et FAMIREA*. Les réflexions de la SRLF font l'objet de recommandations élaborées par la commission d'éthique et publiées en 2002. Le texte porte sur le processus décisionnel et a deux grands objectifs : d'une part, protéger le patient tant de l'acharnement thérapeutique que de l'euthanasie et, d'autre part, fournir aux équipes de réanimation une aide et un éclairage pour approcher ces situations avec plus d'humanité, y compris dans l'accompagnement des familles, et dans le respect des textes législatifs et du code de déontologie médicale. La SRLF est à nouveau sollicitée au moment de la mort de Vincent Humbert en 2003 et dans le cadre de la mission parlementaire aboutissant à la loi Leonetti du 22 avril 2005: plusieurs de ses membres sont entendus. Afin de mieux faire connaître les dispositions de la loi, la SRLF a intensifié ses travaux de recherches et ses actions de diffusion des bonnes pratiques parmi les réanimateurs (plus de 1000 réanimateurs formés en moyenne par an). Elle prépare un texte sur l'actualisation en cours des recommandations émises en 2002, visant à optimiser la prise en compte des dispositions introduites par la loi de 2005 et à intégrer de nouvelles connaissances issues de travaux dans le domaine. La SRLF a également poursuivi ses travaux afin de contribuer à l'amélioration des pratiques des démarches palliatives en réanimation et de prise en charge des familles. Bien que peu confrontés à des demandes directes d'euthanasie, les réanimateurs sont les premiers concernés par les problématiques de gestion de fin de vie et les décisions de limitation et arrêt de traitement. Au-delà de la décision de débrancher un respirateur, les réanimateurs gèrent au quotidien des choix difficiles de non admission ou de refus de soins, d'accompagnement des familles et de respect de la dignité des personnes en fin de vie. Leur expérience est inégalée, et apporte un éclairage complémentaire dans les débats : c'est pourquoi la mission d'évaluation de la loi Leonetti procède à l'audition de plusieurs membres de la SRLF

. A travers le communiqué qui suit, la SRLF recommande ainsi que la démarche d'évaluation et d'analyse déjà éprouvée dans les travaux de limitation et arrêts de traitements actifs soit également employée dans l'analyse des demandes d'euthanasie. La Société exprime également sa volonté de contribuer à cette évaluation en réfléchissant à la méthodologie d'une enquête visant à mieux quantifier et comprendre le processus qui aboutit, pour certains patients, à formuler de telles demandes. LATAREA : Limitation Arrêt Traitements Actifs, selon laquelle 50% des décès survenant dans les services de réanimation français sont précédés par une décision d'arrêt thérapeutique MAHO : Mourir à l'Hôpital ; FAMIREA études visant à déterminer l'impact des situations de LATA sur les familles et à identifier par là les stratégies possibles de réduction de stress immédiat et secondaire. COMMUNIQUE DE PRESSE La Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) s'est fortement impliquée dans la lutte contre l'acharnement thérapeutique qui a abouti à la loi d'avril 2005. Elle a permis de fonder la réflexion sur des données précises relatives à la nature des situations rencontrées et aux pratiques de prise en charge dans les services de réanimation. Nous pensons, aujourd'hui, qu'une démarche analogue devrait être appliquée à la réflexion sur l'euthanasie. Comme d'autres, nous pensons que légiférer en réponse à un cas particulier serait inapproprié. Il importe au préalable de mieux comprendre les situations pour les quelles la loi d'avril 2005 serait insuffisante, de clarifier la notion de dignité qui ne doit pas avoir pour conséquence de considérer comme indignes la maladie et le handicap, de concilier le droit à l'autonomie des personnes avec un projet de soins de fin de vie, et de veiller à ce que le suicide assisté ou l'euthanasie ne se substituent pas à la prise en compte solidaire des valeurs et des droits des personnes en fin de vie, notamment pour les plus vulnérables. En l'absence de données épidémiologiques fiables et d'une connaissance fine des processus conduisant aux demandes d'euthanasie, il est à craindre que ce débat demeure un conflit de convictions, voire une succession d'affrontements doctrinaires ou sectaires, rythmés et exacerbés au gré de la médiatisation et de l'instrumentalisation d'un certain nombre de cas douloureux. Ce contexte ne peut être favorable, ni à l'optimisation des soins en fin de vie, ni à une éventuelle évolution de la loi. Agence PRformance - Suzana Taunais, Laurent Durgeat, Patrizia Valero Tel : 01 56 03 55 47 - 06 61 95 34 89 E-mail : [email protected] Copyright Hugin [CN#138870]



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