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Transatlantic trends : terrorisme et fondamentalisme islamique : deux menaces internationales qui attisent les craintes des américains et des européens

  • Publié le Mercredi 6 septembre 2006 à 16:50
  • Catégorie : , Etats-unis
  • Source : Hugin



~5 ans après le 11 septembre, Français et Américains se rejoignent sur la stratégie à adopter en Iran ~

WASHINGTON, DC, & PARIS (6 septembre 2006) — Alors que les Etats sont à nouveau en alerte maximum et que des forces multinationales ont été déployées dans plusieurs endroits sensibles du monde, une enquête annuelle d'opinion publique américaine et européenne publiée aujourd'hui montre qu'Américains et Européens expriment les mêmes inquiétudes à l'égard des menaces internationales. Par rapport à l'année dernière, davantage d'Américains (79 % contre 72 % en 2005) et d'Européens (66 % contre 58 %) considèrent le terrorisme international comme une menace extrêmement importante. De même, les Américains (58 % contre 45 % en 2005) comme les Européens (52 % contre 41 %) sont de plus en plus nombreux à considérer le fondamentalisme islamique comme une menace extrêmement importante.

A quelques jours du cinquième anniversaire des attaques du 11 septembre 2001, les résultats de Transatlantic Trends 2006 indiquent – pour la première fois depuis cinq ans d'enquête – qu'une majorité d'Américains désapprouve l'action du Président Bush en matière de politique étrangère (58 % contre 40 % d'avis positifs). Au cours des cinq dernières années, l'opposition à l'action de Bush en matière de politique étrangère en Europe a augmenté de manière significative, passant de 56 à 77 % (EU9). Le soutien européen en faveur d'un leadership américain fort dans les relations internationales a également chuté (de 64 à 37 %, EU9).

Le développement d'un programme nucléaire iranien inquiète davantage les Américains et les Européens que la persistance de l'instabilité et de la violence en Irak, avec 75 % d'Américains et 58 % d'Européens pour qui l'Iran constitue une menace " extrêmement importante " ; par contraste, 56 % d'Américains et 45 % d'Européens considèrent la situation en Irak comme étant une menace " extrêmement importante ". Français et Américains se rejoignent dans leur soutien à un usage de la force militaire contre l'Iran, si les initiatives diplomatiques pour empêcher le développement de l'arme nucléaire venaient à échouer (54 % des Français et 53 % des Américains y sont favorables).

" Le développement du programme nucléaire iranien, la peur accrue de la menace terroriste, le conflit entre le Liban et Israël, montrent que le débat transatlantique ne manque pas de sujets " souligne Craig Kennedy, Président du German Marshall Fund of the United States. " Notre enquête révèle clairement qu'Américains et Européens continuent d'être particulièrement préoccupés, et dans des proportions similaires, par ces menaces qui mettent fondamentalement en danger notre sécurité. Avec une majorité d'Américains qui rejoint les Européens dans leur désapprobation de l'action de Bush en politique étrangère, les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre d'affronter seul les défis mondiaux, tant d'un point de vue politique que diplomatique. "

Transatlantic Trends 2006 est un projet du German Marshall Fund of the United States et de la Compagnia di San Paolo de Turin, en Italie, mené avec le soutien de la Luso-American Foundation (Portugal), la Fundación BBVA (Espagne) et la Tipping Point Foundation (Bulgarie). L'étude mesure l'opinion publique aux Etats-Unis et dans 12 pays européens et leurs perceptions des relations transatlantiques. Pour la cinquième année consécutive, les participants ont répondu à des questions portant sur leurs perceptions réciproques de différents pays, sur les menaces internationales, les objectifs en termes de politique étrangère, le partage du leadership mondial, les institutions multilatérales, les libertés civiles et l'Union Européenne.

LA RELATION TRANSATLANTIQUE: L'EUROPE MOINS POSITIVE A L'ÉGARD DES ÉTATS-UNIS

Le but de Transatlantic Trends est d'évaluer les perceptions dans l'opinion publique des relations transatlantiques. Sur un thermomètre gradué de 1 à 100, la perception des Etats-Unis par les Européens reste tiède, à 51 degrés (EU9). 46 % des Américains pensent que les relations transatlantiques se sont dégradées et la plus grande partie des Européens (41 %) pense que les relations sont restées identiques. Une majorité d'Européens (55 %, EU9 contre 50 % en 2004) soutient une UE plus indépendante des Etats-Unis dans les affaires de sécurité et de diplomatie. La plus grande partie des Américains soutient un partenariat renforcé, mais le pourcentage a chuté de 60 % en 2004 à 45 % en 2006. Au cours des cinq dernières années, la désapprobation de l'action de Bush en matière de politique étrangère en Europe a augmenté de manière significative, passant de 56 à 77 % (EU9). Le soutien européen en faveur d'un leadership américain fort dans les relations internationales a également chuté (de 64 à 37 %, EU9).

AMERICAINS ET EUROPEENS PERCOIVENT L'IRAN COMME UNE MENACE MAIS DIVERGENT SUR LA STRATEGIE A ADOPTER

79 % d'Américains et 84 % d'Européens (EU9) s'accordent pour penser que les efforts entrepris pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire devraient continuer, avec seulement 15 % des Américains et 5% des Européens qui considèrent l'intervention militaire comme la première option possible. Si les initiatives diplomatiques venaient à échouer, 53 % des Américains qui soutiennent les efforts entrepris pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire seraient en faveur d'une intervention militaire, contre 45 % d'Européens (EU9). Démocrates et Républicains s'accordent à penser que les efforts entrepris pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire doivent continuer, mais divergent quant aux solutions si les initiatives diplomatiques venaient à échouer – 41 % des Démocrates seulement, mais 70 % des Républicains, soutiendraient une intervention militaire dans ce cas.

SOUTIEN A L'ELARGISSEMENT DE L'UE

63 % des Européens (EU9) pensent que l'élargissement de l'Union européenne aidera l'UE à jouer un rôle plus important dans le monde et 62 % s'accordent pour dire que l'élargissement de l'Union européenne facilitera la paix et la promotion de la démocratie à ses frontières. 65 % des Européens (EU9) soutiennent la création d'un poste de Ministre des Affaires étrangères, l'une des réformes principales du traité constitutionnel.

" La vision d'ensemble de l'opinion publique européenne donnée par les résultats de cette année semble contredire la perception d'un scepticisme croissant des citoyens européens à l'égard de l'élargissement de l'Union européenne ", souligne Piero Gastaldo, Secrétaire général de la Compagnia di San Paolo. "Qu'une majorité des personnes interrogées soit en faveur de la création d'un poste de Ministre des Affaires étrangères de l'UE est en cela particulièrement frappant – c'est à la fois un signal d'optimisme et un sérieux défi posé aux institutions européennes et des Etats-membres ainsi qu'aux acteurs indépendants, comme les fondations qui oeuvrent pour l'implication des citoyens européens dans le processus d'intégration et le développement d'une véridiv identité européenne. "

LARGE CONSENSUS TRANSATLANTIQUE SUR LA QUESTION DES LIBERTES INDIVIDUELLES ET DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

Une majorité d'Américains et d'Européens s'oppose à l'extension des prérogatives du gouvernement en ce qui concerne les écoutes téléphoniques (59 % dans les deux cas), mais soutient une plus grande surveillance des communications Internet (54 % dans les deux cas), (78 % en Europe, 71 % aux Etats-Unis). L'opinion des Américains et des Européens interrogés diverge sur la question d'un contrôle accru des transactions bancaires (50 % des Européens pour, 58 % des Américains contre). Une majorité de Démocrates s'oppose à étendre les prérogatives du gouvernement en ce qui concerne les écoutes téléphoniques, de contrôle des communications sur Internet et des transactions bancaires dans le cadre de la lutte anti-terroriste, contrairement à une majorité de Républicains.

Autres principaux résultats de Transatlantic Trends 2006

La Turquie entre l'Ouest et l'Iran: Les sentiments turcs envers les Etats-Unis et l'Europe se sont refroidis depuis 2004, et réchauffés à l'égard de l'Iran. Sur un thermomètre de 1 à 100, les sentiments turcs à l'égard des Etats-Unis sont passés de 28 degrés en 2004, à 20 degrés en 2006, et de 52 à 45 degrés envers l'Union européenne. Au cours de la même période, les sentiments turcs envers l'Iran se sont réchauffés, passant de 34 à 43 degrés

. La jeune génération exprime toutefois des sentiments plus positifs à l'égard des Etats-Unis et de l'Union européenne, la température atteignant chez les 18 - 24 ans 27 degrés envers les Etats-Unis et 48 degrés envers l'Union européenne. Même si une majorité des personnes interrogées en Turquie continue à considérer l'adhésion comme une bonne chose, le pourcentage a chuté chaque année, passant de 73 % en 2004 à 54 % en 2006. Lorsqu'on leur demande si l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne serait une bonne chose, une mauvaise chose ou bien ni bonne ni mauvaise, la plus grande partie des Européens continue à penser que ce ne serait ni bon ni mauvais (40 %, un chiffre inchangé depuis 2004). Parmi ceux qui ont une opinion, il y a pourtant eu une inversion dans les pourcentages: le pourcentage de ceux qui voient l'adhésion de la Turquie comme une bonne chose a diminué chaque année, passant de 30 % en 2004 à 21 % en 2006. Le pourcentage de ceux qui voient l'adhésion de la Turquie comme une mauvaise chose a progressé de 20 % en 2004 pour atteindre 32 % en 2006.

Déclin du soutien à l'OTAN, discussions autour du rôle militaire de l'OTAN: Le soutien européen à l'OTAN reste positif mais passe de 69 % en 2002 à 55 % en 2006, avec une baisse importante en Allemagne, Italie, Pologne et Turquie, pays traditionnellement perçus comme de solides partisans de l'OTAN. 46 % des citoyens européens (EU9) pensent que l'UE devrait renforcer sa puissance militaire afin de jouer un rôle plus important dans le monde et 42 % de citoyens européens pensent que l'UE devrait utiliser la force militaire même si cela va à l'encontre de l'intérêt de leur propre pays.

La menace de la croissance chinoise: Sur l'intensité des sentiments à l'égard de la Chine, les résultats américain et européen sont pratiquement identiques (46 degrés contre 45, sur une échelle graduée de 1 à 100 points, respectivement). En revanche, 38% des Américains, comparés à 27 % des Européens, estiment que le développement de la puissance chinoise pourrait constituer une menace " extrêmement importante " dans les dix prochaines années. Aux Etats-Unis, les personnes interrogées sont davantage préoccupées par la menace que représente la croissance militaire chinoise (35 %), tandis qu'en Europe, les personnes interrogées sont davantage préoccupées par la menace de la croissance économique (37 %). Parmi les pays européens, la perception de la menace de la croissance économique chinoise est la plus aigue en France (53 %), au Portugal (52 %) et en Italie (51 %). Aux Etats-Unis, les Démocrates sont plus inquiets de la menace que représente la croissance économique (37 %) que de la menace militaire chinoise (28 %) ; en revanche les Républicains sont plus inquiets de la menace militaire (42 %) que de la menace économique (21 %).

Déclin du soutien à la promotion de la démocratie aux Etats-Unis: Lorsqu'on leur demande si aider à établir la démocratie dans d'autres pays devrait faire partie des missions de l'Union européenne, les Européens acquiescent à 71 %, un résultat pratiquement inchangé depuis 2005. Par contraste, 45 % des Américains approuvent lorsqu'on leur demande si cela devrait être le rôle des Etats-Unis, soit une diminution de sept points par rapport à l'an dernier. Comme en 2005, la répartition selon l'appartenance politique montre une importante scission, avec seulement 35 % des Démocrates qui adhèrent à cette idée contre 64 % des Républicains. Ces pourcentages reflètent une diminution du soutien dans les deux partis (- 8 points chez les Démocrates et - 12 points chez les Républicains).

Incompatibilité entre Islam est démocratie, liée à l'existence de groupes islamiques spécifiques: 56 % des Américains et des Européens estiment que les valeurs de l'islam ne sont pas compatibles avec celles de la démocratie. Mais pour 60 % d'Américains et d'Européens, le problème est lié à des groupes islamiques particuliers, et non pas à l'Islam en général. 66 % de Démocrates et 59 % de Républicains sont du même avis.

Consultez le rapport complet et les top-lines sur www.transatlantictrends.org

ORGANISATIONS PARTENAIRES

Transatlantic Trends est un projet du ‘German Marshall Fund of the United States' (www.gmfus.org) et de la ‘Compagnia di San Paolo' (www.compagnia.torino.it) avec le soutien supplémentaire de la ‘Luso-American Foundation' (www.flad.pt) et de la ‘Fundación BBVA' (www.fbbva.es) et de la Tipping Point Foundation.

MÉTHODOLOGIE

TNS Opinion a été chargé de conduire le sondage et collecté des données en provenance des Etats-Unis et de douze pays européens : l'Allemagne, la Bulgarie, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, les Pays-bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, l'Espagne et la Turquie. Les entretiens ont été réalisées par téléphone en utilisant CATI (Computer Assisted Telephone Interviews – Entretiens téléphoniques assistés par ordinateur) dans tous les pays à l'exception de la Bulgarie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la Turquie (où une pénétration téléphonique plus faible a nécessité des entretiens face à face), et ce entre le 6 et 24 juin 2006. Dans chaque pays, un échantillon aléatoire d'environ 1.000 hommes et femmes âgés de 18 ans et plus a été interrogé. La marge d'erreur est de plus ou moins 3 points de pourcentage.

Contacts:

Julie Morizet: +33 (0)1 47 23 48 20, +33 (0)6 75 71 1470 [email protected]

Amine Megzari: +33 (0)1 53 32 09 22, [email protected]

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